| Cinq engagements pour que le Québec demeure capable de comprendre, de choisir, d’innover et de prospérer.
Montréal, le 26 août 2026 – La nouvelle escalade commerciale entre le Canada et les États-Unis remet profondément en question certains des repères économiques sur lesquels le Québec et le Canada se sont appuyés pendant des décennies. Elle rappelle le coût de dépendances excessives et l’importance de préserver notre capacité d’agir, et ce, dans nos chaînes de valeur, mais aussi dans nos compétences, nos données, nos infrastructures, notre capacité d’innovation et notre culture.
Au cours des prochaines semaines, le Québec débattra de santé, d’éducation, de coût de la vie, d’emploi, de productivité, de culture, de langue et de démocratie. Chacun de ces sujets est désormais transformé par le numérique et l’intelligence artificielle. Pourtant, le numérique demeure trop souvent traité comme un dossier technique parmi d’autres.
Il est temps d’en faire un véritable projet de société.
L’intelligence artificielle modifie déjà notre façon d’apprendre, de travailler, de créer, de nous informer et d’accéder aux services publics. Les données qui alimentent ces systèmes ont une valeur stratégique. Les infrastructures et les plateformes dont nous dépendons influencent notre autonomie. Les algorithmes et les systèmes de recommandation influencent une part croissante de ce que nous voyons, découvrons et consultons.
La résilience du Québec sera aussi numérique.
Cette capacité commence par les personnes et se prolonge dans nos organisations. Nous ne pouvons pas parler de souveraineté si une partie de la population n’a pas les moyens de comprendre les systèmes qui façonnent son quotidien. Nous ne pouvons pas parler de productivité si les PME, les travailleuses et les travailleurs sont laissés seuls devant des outils qui évoluent plus rapidement que leurs ressources. Nous ne pouvons pas parler de vitalité culturelle si nos contenus et nos voix deviennent invisibles dans les environnements numériques.
Par souveraineté numérique, nous n’entendons pas l’autarcie technologique, mais la capacité collective de comprendre les systèmes dont nous dépendons, de faire des choix éclairés, de protéger nos actifs stratégiques et de changer de fournisseur ou de technologie lorsque nos intérêts l’exigent.
À l’approche des élections québécoises, le Printemps numérique invite toutes les formations politiques à prendre cinq engagements.
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